RESTO DE LA SEMAINE Comparaison n’est pas raison. Mais comment faire autrement ? Comment, en entrant au Toukoul , nouvel établissement éthiopien, sis derrière l’UGC De Brouckère, ne pas penser à son grand frère, le Kokob , ouvert il y a cinq ans dans la rue des Grands Carmes ? Un temps the place to eat , il fut l’endroit à tester par tout Bruxellois gastronome qui se respecte. Devenu trop vite incontournable ? C’est ce que pense en substance Haile Abebe, l’un des deux patrons du Toukoul et anciens associés du Kokob. C’est ainsi qu’il a décidé de créer le Toukoul – désignant les maisons éthiopiennes formées par des rondelins de bois qui font passer la lumière -, pour y proposer la gastronomie mais aussi la musique de son pays via des concerts. Alors, dans l’assiette ? D’abord le régal de l’exotisme. Un grand plateau en bois sur lequel le serveur pose tour à tour, la viande, les légumes (des carottes et du chou, des épinards). Dans un bol, plusieurs rouleaux d’injèra, la galette de Tef. On la déroule, on la découpe et on y incorpore la nourriture. Ne pas oublier l’ayeb, sorte de ricotta, qui permet d’éteindre l’incendie dans le palais. L’incendie ? La première bouchée de notre Doro Wot (pilon de poulet fermier et son œuf à base de berberé) nous promet que niveau saveurs, on sera bien servi. Le berberé, c’est un mélange de 18 à 25 épices. Notre convive a opté pour le Minchet Key (haché de bœuf au berberé). La note ? Honnête affichant 77 € pour deux apéros, deux plats et une bouteille de vin rouge sud-africain (Le Pinotage, 2010). Comme au Kokob, les bouchées sont savoureuses et le repas, convivial. La plus-value ? Des produits plus authentiques, nous assure-t-on. On veut bien le croire mais la mémoire de notre palais nous fait défaut. R. Le.
en savoir plus Toukoul 34, rue de Laeken & 1, rue du Marronnier, 1000 Bruxelles. 02/223.73.77. Fermé le lundi.